lundi 22 mars 2010

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samedi 9 janvier 2010

les A.G.A : mais qu'est-ce-que c'est ???

J'ai nommé les Accros du Greffon Anonymes !
Vous en connaissez sûrement, vous les avez croisés sans qu'ils vous remarquent, vous vivez près d'eux ou, pire, vous tentez de vivre avec l'un d'eux.
Ces êtres qui font tout avec l'I-Phone à la main, cet objet est devenu une extension, une sorte d'excroissance qui les rend en même temps manchots. Ils s'en défont dans la douleur tous les soirs pour recharger les batteries (la leur et celle de la machine, car Apple n'a pas encore inventé le chargeur à s'implanter dans le bras !), ils le rechaussent le matin soulagés et pressés de se reconnecter avec le monde réel. Prêts à passer une nouvelle journée leur index dressé frôlant l'écran pour lire le box office, libé, le monde, google, donner au passage leur humeur sur facebook, consulter leur mail sur yahoo. Surtout ne rien rater de l'actu, rester en contact avec les amis, alors que l'actu est chaque jour plus déprimante, que les amis ne sont plus appelés depuis des semaines : pourquoi ? on sait qu'ils vont bien via fesse bouc !
Pas une idée, une question qui passe au travers de leur envie de savoir: une caresse à google, un oeil sur wiki et la réponse s'affiche et de l'avaler pour passer au menu suivant. Regarder une série, casque audio sur les oreilles, mort de rire en solo dans le métro, l'entourage est blasé.
Ainsi les AGA ont la certitude de ne rien manquer du quotidien, toujours au fait de l'actu ils sont ! INCOLLABLES avec leur anti-sèche!
Mais faces aux non AGA que se passe-t-il ? choc de deux cultures : rencontre fracassante entre le nouveau et l'ancien monde que les moins de 3 ans ne peuvent pas connaitre.
AGA mâle et non-AGA femelle quel avenir ? bah, ils auront des petits AGA et vivront heureux. Pas d'issue, la non-AGA lasse de parler dans le vide face à un AGA casqué n'a d'autre choix que devenir AGA. Ainsi, ils correspondront par mails, l'ex-non-AGA aura ainsi la certitude d'être lue à défaut d'être entendue.
Pour les découvertes exotiques se sera plus branché que d'entendre seule les oiseaux, les sourires, les tuktuks, la mer, tentant vainement de faire partager ses vues qui constitueront des souvenirs solo. Gesticulations sans fin devant un AGA qui recherche le saint Graal : une prise pour recharger la bête affamée !

DEBRANCHE chantait l'autre.

Toopie

samedi 14 novembre 2009

14 ans ...

L'autre jour vous avez célébré vos 14 ans de couple. L'idée vous a frappés que dans 4 ans vous aurez déjà passé la moitié de votre vie ensemble. Cela vous a donné matière à réflexion.
Votre relation de mariés-et-fiers-de-l'être ne cesse d'évoluer. Même après 14 ans au final vous n'êtes pas si encroûtés, vous découvrez encore de nouvelles choses ensemble et pas seulement des séries TV ! La preuve depuis 2 semaines vous vous livrez à une nouvelle activité commune : le SPORT ! Et ça, vous n'auriez jamais imaginé l'un ou l'autre que votre union vous mènerait tout droit à la salle de muscul. Vous pensiez que dans un couple la dernière syllabe était la plus importante.
Au final, le cul c'est bien (comme dirait l'autre "plus c'est sale et plus c'est bon") mais ça ne suffit pas à construire un quotidien. Ca reste un épice indispensable mais vous vous surprenez de plus en plus dans des petits gestes anodins mais qui en disent beaucoup : redresser un oreiller quand il vient se coucher et que le creux ne va pas convenir à sa petite tête, comprendre quand il vous abandonne pour le ciné, accepter son plaisir quand vous l'abandonnez pour une soirée entre collègues, penser aux mêmes choses au même moment, partager le même point de vue, faire des concessions : accepter une sortie chez une de ses collègues que vous ne connaissez pas.
Rire ensemble quand vous lui dites que ladite collègue le mangeait des yeux au dîner et finalement s'apercevoir, au travers du regard d'une autre (aïe), qu'il est pas si mal votre compagnon.
Vous ne l'avez jamais trouvé BEAU, en fait, vous ne vous êtes jamais posé la question. Vous l'avez toujours vu en Mattheus Pilletus POINT.
Quand vous vous posez la question, vous l'examinez et vous vous dites que vous avez parié sur l'avenir. Lorsque, par hasard, au détour d'une expression, il devient pas mal et que vous le lui dites, il explose de rire : " tu ne m'as jamais dit ça" .. euh si, mais pas plus de 5 fois en 14 ans, vous avouez. En même temps, lui ne vous retourne pas souvent le compliment, sa devise est plutôt : "je ne dis rien donc ça va". Reste que cela renforce votre confiance en lui : quand ça ne va pas, il le dit, mais enrobe la chose d'un "tu es ma femme, je t'aime".
Parce que ce n'est pas (uniquement) physique, votre "nous" est une sorte de joute verbale, d'amusement, d'idées et de rires partagés qui vous fait vous rendre compte de la valeur de votre quotidien.
Et pourtant, vous ne supportez pas son côté vieux snock lorsqu'il lui pique de manger "tant que c'est chaud", incapable d'attendre 2 minutes que vous finissiez de mettre linge à sécher, et de fil en aiguille, par deux fois de suite, vous vous jetez les coques et le persil brûlants à la figure. DECISION commune : on ne mangera plus de coques le soir ! Reste à changer la nappe, rire de votre connerie et manger ce qu'il reste.
Vous ne supportez pas qu'il dorme à poings fermés quand vous ne fermez pas l'oeil mais vous craquez quand endormi, il vous serre dans ses bras en murmurant qu'il vous aime. Il vous aime même en dormant : ouaouh !
Vous fondez lorsqu'il pleure comme un gamin de 8 ans parce que le Mémes est mort et qu'il faut l'enterrer dans le jardin et qu'il s'excuse de ses grosses larmes entre deux sanglots.
Vous appréciez qu'il prenne des décisions "importantes" dont vous vous foutez royal : organisation de voyages, régler les factures (euh ... vous voulez bien payer mais la démarche administrative vous soûle).
Vous acceptez qu'il se foute de l'état de crasse de la voiture et de gérer l'entretien de celle-ci.
Vous ronchonnez quand il met des pulls, shorts, jean percés. Ah ! Vous aimeriez qu'il soit plus fashion et plus volatile, laissant tomber ses 501, ses doc, ses chemises rayées, à carreaux, roses, blanches, bleues, ses cachemires unis, pour "se mettre en mode". Mais vous le sentez si fidèle que cela vous rassure sur son honnêteté . Vous le savez il vous trompera avec tous les blue-ray, DVD et séances ciné de l'univers, avec son greffon (I Phone) mais restera honnête, droit avec vous, sa femme.
A vous de relever le défi et mériter CA.

TOOPIE

jeudi 27 août 2009

En avoir ou pas ?

Vous avez de l'imagination : un peu, en fermant les yeux vous pouvez imaginer votre chat la tête dans une chaussette sale du Mattheus Pilletus, mais ça en même temps c'est la réalité de la vie d'un Mémes donc pas besoin de vous forcer.
Vous pouvez aussi vous imaginer partir au soleil en plein décembre, mais ça c'est en passe de devenir une réalité pas si lointaine !
Vous pouvez imaginer votre cher et tendre les cheveux longs, vêtus en hippie, mais l'imaginer en père de famille : NON !
C'est plus fort que vous, y'a comme du brouillage façon C+ : pas possible!
et pourtant, la réalité vous aide parfois lorsque, dans le RER, vous observez à la dérobée un jeune cadre dynamique accompagné de son bonbon rose de 15 mois.
le bonbon s'éclate à monter, descendre, remonter, redescendre d'un strapontin devenant ainsi un joyeux yoyo. tout cela pour vous décrocher le plus joli sourire édenté quand il se trouve EN HAUT!
Regards échangés dans l'indifférence la plus totale, vous tentez une communication virtuelle. Pas avec le papa qui n'a d'yeux que pour sa Candy, mais avec l'humain miniature tout rose qui vous fixe de ses billes bleues sans ciller.
Le flash : jeune cadre, cartable, manteau noir, costume, écharpe : vous l'avez votre vision d'un Mattheus Pilletus en extase devant un mini-vous ou un mini-lui mais il manque les doc'...
Au final, ça ne colle pas, la vision s'estompe aussi vite qu'elle est apparue. Vous n'y croyez peut être pas assez fort...
C'est ça aussi l'aventure de devenir parents : découvrir l'autre, votre autre, comme père et non plus seulement comme ami, amant, mari ?
La question demeure en avoir ou pas ?

jeudi 12 février 2009

Le temps du moment

En ce moment pas moyen de vous décrocher d'un bouquin dans le métro, vous dévalez les lignes et les pages du soir au matin et du matin au soir au point de bouler dans la quatrième de couverture !
En ce moment les nuits sont trop courtes, les journées sont trop courtes, les semaines idem et le Week End c'est comme si Flash Gordon était devenu votre pote tellement cela défile. Bref, le temps de rien si ce n'est de vivre façon Wonder Woman.
Le retour de vacances est déjà aux oubliettes même s'il vous arrive de penser à vos potes Flipper et Gallac'ktika les dauphins, attraction des touristes qui se prélassent à Maurice tandis que vous vous gelez les fesses (et le reste !) dans votre train-train.
En ce moment, vous vivez sans grand appétit même si votre cuisine demeure active, les cannelés ayant fait de nouveaux accros parmi vos collègues.
En ce moment, vous pensez à la journée de samedi que vous passerez derrière votre fourneau pour les beaux yeux de votre Mattheus et de sa secte amicale. Tous conviés pour les 32 ans du premier.
En ce moment, vous regardez le temps passer, l'hiver blanc et froid se déliter et le printemps se profiler. Vous n'y croyez pas : il fait jour dès 7 h 45 maintenant, c'est pas un signe printanier ça ?
En ce moment, vous croisez seulement votre Jules, il débute une nouvelle vie sociale et prolonge l'ancienne à coups d'apéros et de réunions. Vous vous grisez PRESQUE de ces heures passées seule à torcher, laver, repasser, épousseter, ranger ... oui, vous osez l'avouer (et même le revendiquer) vous aimez toutes ces activités de petite ménagère soumise. Ca vous détend, c'est comme faire des cookies, ça vous relaxe, l'action vous apaise bien davantage que la digestion.
En ce moment, vous attendez avec impatience que votre Jules prenne son nouveau boulot. d'abord, officiellement, parce qu'il est content de changer ENFIN et ausi parce que vous espérez secrètement (au point de vous retenir d'envoyer un mail au futur boss, histoire de lui poser comme requète de vous le garder le soir bien après l'heure de sortie de la crèche, sic! sadiquo-maniaco-dépressive que vous êtes) que le Mattheus rentrera deux petites heures après vous, vous laissant ainsi le temps de "vous détendre" en pulvérisant du produit à carreaux sur la porte vitrée de votre salon, en astiquant vos bottes, en éppoustant le canapé, en aspirant tout ce qui peut l'être, en préparant un petit soufflé, une petite tarte, un petit gâteau, un petit velouté...
il faut bien que vous soyez folle et un brin méchante pour penser de telles horreurs.
En ce moment, et même depuis quelque temps vous ne l'avez plus votre récré, votre moment à vous pour souffler quand l'appart est bien propret et rangé ! Que c'est frustrant ! Sentiment de ne plus avoir d'idées ordonnées avec le Mattheus qui rentre à 18 h 30 : que voulez-vous avoir le temps d'ordonner en 15 minutes ??? hein ???
Alors, vous lisez, ça marche PRESQUE aussi bien ! YEA...RCK !

A bi'tôt, pour la rentrée du p'tiot ?

samedi 3 janvier 2009

I don’t give a shit about the 31st, I’m in vacation !*

31/12/08, 17 h 08, dans le RER C, un sourire niais sur votre frimousse, le coeur envahi par une vague de bonheur qui bloque votre respiration, ne plus pouvoir respirer, manque d’air absolu. Alors vous pensez à votre tuba rouge, vos palmes jaunes, votre bikini (y’avait longtemps ?!) vert et vous sentez (presque… vous êtes quand même dans le RER, faudrait pas trop exagérer) la chaleur du soleil (tout le monde se pèle en cette fin d’année, mais vous par – 5° vous arrivez à sentir les rayons du soleil à travers les vitres cracra du RER ?!) vous chauffer les épaules, le dos, le ventre, les petons … vous reniflez (non pas de froid) presque l’odeur de la mer. Elle couvre celle du détergent de la RATP : là vous êtes trop trop forte !!! C’est une certitude scientifique : l’orgasme est à 90 % cérébral chez les femmes. C’est une moyenne, vous votre imagination et votre capacité de déconnexion sont bien au dessus… n’en déplaise au Mattheus qui se croie bien au-dessus, au 7ème ciel par exemple !

Dans quelques jours, TOUTES ces sensations n’auront rien de cérébrale, elles seront vraies et feront partie de votre vraie vie ! Welcome …

Maurice vous voilà !

Certes, c’était pas forcément le rêve de votre vie d’y aller mais bon, le Mattheus est finalement arrivé à se taper (cérébralement) le soleil en plein hiver : le rêve de sa vie, à lui !

Evidemment, il n’a pas fallu vous bousculer beaucoup pour suivre le mouvement (même si votre rêve à vous c’est plutôt une rando équestre en plein désert marocain, un trek au Chili, ou encore une virée avec des Aborigènes en Australie. Ce dernier doit être un des effets post-Australia, du même genre qui vous fait chercher, en vain, peuchère !, une vague ressemblance entre votre Jules et celui de la Kidman dans le film : ok, le mattheus sera poilu pendant les vacs… pour le reste bah, le soleil (encore lui !) ira de son petit effet !

Bref, à la veille de ce voyage, toujours dans le RER, vous savourez les vagabondages de votre esprit mais vous pensez aussi au décalage générationnel, vous demandant ce que feront vos enfants, quels seront leurs buts, leurs envies ?

Vos parents, vos grands-parents didn’t give a shit about Maurice qui évoquait, non pas une destination lointaine, mais le coiffeur du coin où la famille de votre mère au grand complet se faisait tailler (à la serpe, comme le gui, c’est de saison !) les tifs pour en ressortir, frange au cordeau et oreilles dégagées. Une sorte de coupe à la Heypburn en moins classieux et sans le brushing qui aurait pu assouplir l’ensemble ! Cette dernière opération semblant réservée à votre oncle, dont le crâne un peu clairsemé aujourd’hui, arborait alors fièrement une houpette magnifiquement crantée ! Cela vous rappelle inévitablement LE bigoudi jaune grand modèle qui se trouvait dans le salon de votre mère au début des années 80 : grande époque de la mise-en-plis, Suellen et Pamela de Dallas étant passées par là. Univers impitoyable ces années 80.

Ah ! Dernière précision Chez Maurice était un coiffeur pour hommes, ceci explique peut être cela …

Il n’empêche que le 31/12/08 dans ce RER Cvous avez peut être saisi d’où venait la vocation de votre mère, être coiffeuse pour femmes pour ne plus avoir à passer par Maurice.

Malgré cette bouffée joyeuse vous ne pouvez vous empêcher de tressaillir à votre pincement du 31. Ce sentiment là, contrairement à votre excitation enfantine à l’approche de Noël, ne vous quittera donc jamais ?

Peut être est-ce la promesse de cette nouvelle année, de nouveaux emmerdes, de nouvelles joies, de nouvelles déconfitures, de nouveaux délires ? Vous ne savez pas trop comment l'expliquer ce pincement qui vous accompagne chaque nuit de la Saint-Sylvestre depuis des années.

Il n’empêche que cette année, effet Maurice peut être, ce pincement est un petit moins présent, il a su s’adoucir un peu, à moins que vous n’ayez finalement compris qu’il était temps de grandir un peu, vieillir et que rien n’empêche la roue de tourner.

A moins qu’il ne soit une conséquence directe qui est que depuis quelques temps vous avez décidé de moins vous emmerder avec les autres pour vous enquiquiner un peu plus avec vous même et votre Mattheus …

D’où peut être une éventuelle bonne résolution pour l’année à venir et pour faire plaisir à votre cher et tendre : moins ronchonner en 2009 ?!


Profitez !


*Rien à F..... du 31, je suis en vacances !

jeudi 20 novembre 2008

Revers d'une madeleine

Chacun d'entre nous a sa madeleine de Proust, perso, vous en avez un nombre impressionnant, la plupart sont olfactives, souvent elles ont un goût de nostalgie, mais une bonne nostalgie sucrée/salée.
Lorsque vous avez perdu un proche, la madeleine peut s'avérer étouffante, genre un kinder surprise tout blanc à l'extérieur car il est pourri de partout : il faut l'avaler ! Et y'a pas de surprise à l'intérieur !!!
Alors que depuis quelques mois, vous parvenez à penser à votre père sans trop de peine, certains souvenirs vous arrachant même souvent un sourire, un sourire parfois pitoyable mais qui n'en demeure pas moins la preuve irréfutable que le temps fait son oeuvre.
Tout doucement, perfide, en silence, il aplanit, lamine, souffle, laissant une sorte de poids qui devient quelquefois gérable, supportable, presque.
Ce temps écoulé, péniblement gagné, n'a plus aucune prise lorsqu'un Gérard Jugnot a l'idée d'apparaître en barbu sur grand écran, cette barbe géante, pour vous c'est de la barbe à papa, de la guimauve qui s'étale sous vos yeux. Vous pouvez alors sentir sous vos ongles le crissement des poils familiers, tandis que votre cou de petite fille se souvient du loup qui le mordillait, tous poils dehors tandis que vous gloussiez de plaisir.
Vos joues à vous lissées par les larmes, vous haïssez ce C.. de Jugnot et vous serrez les poings refusant de vous laisser aller à davantage de chagrin.
Paumes crispées, vous ne vous doutez pas de la baffe que vous prendrez un beau matin dans le métro, I POD vissé sur les oreilles, quand levant le nez de votre bouquin, vous tombez nez à nez avec une main gonflée d'oedème...
Ah ! Vous l'aviez oubliée celle-là !
Une douleur, à nouveau ce poids qui vous serre les tripes quand un flot d'images occultées depuis jours, semaines, mois, vous assaille et défile.
Voilà ce qui vous assomme, vous laisse KO, ces madeleines qui vous giflent à toute volée alors que vous ne voyez rien venir, ne pouvant esquiver les coups, reste à encaisser les chocs.
C'est une odeur, une sensation, un son, une image qui vous frappe et vous voici en pleine crise de manque telle une pauvre camée.

TOOPIE

Le manque de toi, je l'ai eu, je ne l'avais plus. J'aurai voulu l'avoir toujours. C'est ce manque qui me manquait, mais ce manque, ce n'était déjà plus toi. Claudie Gallay. Les déferlantes.
Vous n'en n'êtes pas là...puce que vous êtes.

Je vous promets quelque chose de plus drôle dans quelque temps... sorti de mon carnet jaune, qui m'accompagne dans mon trajet quotidien tel un p'tit kinder plein de surprises car c'est bi'tôt Noël !

vendredi 19 septembre 2008

De l'art d'être poli

Hier, une bobo fringuée façon bling bling, accompagnée de ses copines, n’a pas répondu à votre bonjour multijournalier, vous l’avez reprise en répondant « bonjour » à chacune de ses questions, à la troisième tentative elle a finalement capté et vous a jeté un « bonjour » du bout des lèvres comme un nonos à ronger ajoutant qu’elle ne vous disait pas bonjour pour ne pas vous faire perdre de temps ! (SIC)

Posons le décor, vous étiez en caisse au domaine de Toinette qui est un lieu d’un calme absolu : pas de file d’attente, donc personne derrière cette charmante bobo … réprimant votre énorme envie de vous moquer de son minois vous avez gentiment remarqué qu’un bonjour est souvent accompagné d’un sourire et instaure immédiatement le dialogue. Vous avez répondu à ses questions comme une vraie c13f/§zh toutes dents dehors (os oblige !) et toutes fossettes creusées (ouais, certains qui vous connaissent vont se marrer : Toopie tout sourire ???). Au final, ces abonnées à Marie-Chantal ont trouvé que c’était trop cher et qu’elles reviendraient plus tard pour avoir le tarif réduit, non sans vous avoir coupé la parole à chaque explication, mais elles ont dit au revoir !

Avec le bonjour qui disparaît, le merci qui fout le camp, le au revoir qui devient un grommellement et le s’il vous plaît dont il paraît que des scientifiques tentent l’opération de la dernière chance : sa reproduction en captivité, c’est une petite victoire que d’obtenir un bonjour / au revoir.

Aujourd’hui les gestes remplacent la parole, les touristes arrivent à votre caisse exténués par deux heures de queue et ne peuvent plus que lever le bras, tendre deux doigts et laisser échapper dans un souffle : « deu..eu ».

Ok, mais deux quoi ??? Passeports, billets, poulets frits, saucisses, hamburgers, merguez, ketchup ou moutarde ?

Bref, ils se heurtent à votre implacable « bonjour » souvent claironné et accompagné d’une banane (en guise de dessert, ça tient au corps pour la visite, pas de risque d’hypoglycémie), ça les surprend, les réveillent, les fait sourire en retour et on se met d’accord, même si parfois cela prend un quart d’heure de plus.

C’est presqu’une étude ethno de bosser chez p’tit Louis, on fait du social, on soulage, on console, on calme, on apaise, les câlins gratuits ne sont pas loin.

Notez que les jeunes ne sont pas les plus irrespectueux ; le troisième âge ne dit pas bonjour. Une gentille mamie n’hésite pas à labourer du coude les côtes de son mari car il n’a « pas dit bonjour à la gentille dame » !!! Cela lui vaut un regard noir et à vous un sourire un peu gêné, mais ça passe vite car vous n’êtes pas rancunière…

Cependant, faut pas trop vous chercher non plus. Un dernier exemple, une Carlotta blonde en jean et cuir accompagnée de son fils étudiant en Arts vous a fait une bonne crise l’autre jour. La carte d’étudiant de son fils ne comportant pas la mention ARTS en toutes lettres dessus, ils ont dû revenir acheter un billet. Gentiment, vous avez proposé un tarif réduit, le jeune homme a dit qu’il en avait "rien à foutre "de payer plein pot. Bah, ok, allons-y pour le tarif plein ! Après, sa maman voulait votre nom et celui de votre collègue pour que vous la remboursiez une fois qu’elle aurait fait un courrier. Vous l’avez priée de faire un mot sur le cahier de doléances (chez p’tit Louis, il y a des cahiers de doléances encore aujourd’hui compte tenu du succès de ceux d’il y a quelques 220 ans ?!), elle a dit ok mais vous a priée d’être plus précise la prochaine fois car vous leur faisiez perdre leur temps. Vous avez rendu la monnaie, donné le ticket et lancé : « Vous avez raison, le temps c’est de l’argent donc maintenant dépêchez-vous, allez-vite ! Au revoir ». Furieuse et pédante elle a lancé que vous n’aviez rien compris, "le temps c’est beaucoup plus important que l’argent" !

Sur ces bonnes paroles, votre serviteur vous dit au revoir et bon WE !

Pensez aux journées du patrimoine et à ceux qui vont bosser pour vous accueillir dans de bonnes conditions !

vendredi 22 août 2008

La ferme des animaux par les fans de p'tit Louis

Qu’on ne croit pas à l’abandon, loin s'en faut, vous noircissez votre petit carnet jaune et vous avez matière pour plusieurs MDV. Simplement de retour dans votre home sweet home, vous n’aspirez qu'à du calme suite à des journées d'été intenses et bien remplies de voix (la tranquillité n’est toutefois possible que lorsque le Mattheus Pilletus n’a pas décidé de déboucher l’évier de la cuisine sans fermer l’arrivée d’eau ?! SIC ! Mais c’est une autre histoire).
T'cheu p'tit Louis la vie suit son cours et, comme le dit l'ami Josh, « chaque jour est une nouvelle aventure »! C'est pas fort B., loin s'en faut, mais c’est parfois Intervilles, et question mystères et énigmes on se pose là. Chaque jour amène son lot de solutions à offrir à vos chers amis les touristes mais également aux compagnons de leur vie qu'ils soient à quatre pattes ou à longues oreilles. Vous avez bien lu car figurez-vous qu’il peut arriver qu’un chihuhua soit passé au rayons X du service de sécurité : imaginez la tête du pauvre vigile ?!
Toute une famille espagnole peut annuler sa visite à cause d’un Shitsu qui roupille paisiblement au fond d’un sac à dos bleu ciel en moustiquaire : le sac à dos à fond la forme pour transporter votre chienchien ! Car vos amies les bêtes ne sont pas autorisées à entrer dans the hall of mirrors … trop de risques de griffures sur le parquet, trop de risques de pissées au pied du lit, trop de touffes de poils derrière les paravents, et pourquoi pas des crottes à côté de celles de touristes dont le besoin était urgent mais pas petit (c’est arrivé, c’est pas des blagues !) bref de quoi faire perdre la boule à Toinette et son personnel !
Revenons à votre famille espagnole composée du papa, de la maman et de deux enfants, fille et garçon (le choix du roi) et confrontée à un dilemme : que faire de Sacapus ? Comme chacun sait pour vous « abla espagnol c’est NADA », ceux qui se trouvaient en face de vous ayant l’immense qualité de maîtriser la langue anglaise, vous avez pu leur expliquer gentiment que le chien, même dans le sac, c’était reNADA !
Vous suggérez quelques solutions : papa visite avec fiston et fillette pendant que maman surveille Sacapus, et inversement … lorsque papa comprend que la visite dure deux heures, c’est toujours NADA. "Et puisque c’est comme ça, on verra seulement les jardins !" Sacapus il peut aller dans les jardins ? Of course Sacapus peut courir dans les allées, creuser dans les contre-allées, pisser sur les statues (qu’on vous propose d’adopter d’ailleurs : mieux qu’un enfant, "adoptez une statue de chez p’tit Louis", ça vous coûtera plus cher en entretien mais au moins vous n’aurez pas à lui payer des études, lui apprendre votre langue, lui expliquer que vous l’avez adoptée, que ses parents étaient trop pauvres, ne l’aimaient pas, sont morts, vous éviterez des conflits et que savez-vous encore ? Dernier avantage de la statue : vous pouvez venir la voir tous les dimanches midis mais elle ne vous envahira jamais avec son conjoint (vous n’aurez donc pas à vous forcer à apprécier ce dernier) ou ses gamins) revenons à nos moutons, enfin à Sacapus qui peut crotter sur les graviers, baver dans les bassins et bouffer les carpes mais il ne peut pas entrer dans le château, c’est comme ça. Et s’il mord quelqu’un, hein ? Vous en entendez rire : « une morsure de Schitsu ??? hahahahahahahiiooooohhoooh ! » Ben oui, ça peut arriver, la preuve votre mère a été mordue par un yorkshire. Ha ! Ca calme, hein ?
Au final, vous proposez, vu le temps un peu maussade, que Sacapus fasse sa sieste dans la voiture sur le parking (vous précisez aux amis des animaux que la température au sol ne dépassait pas les 20° ce jour-là) pendant que la famille visite l’humble demeure et qu’ensuite Sacapus partagera avec eux la découverte des jardins : ils pourront alors échanger leurs impressions sur les odeurs, les bruits et le paysage !
A quelque temps de là, t’cheu Toinette, vous avez affaire à une femme (une autochtone : la pire espèce qui soit) qui ne comprend pas pourquoi Chouchou son basset ne peut aller changer son petit poisson d’eau près de la laiterie en ce joli samedi de juillet … il y va toujours ! Vous expliquez que l’été cette partie du parc est interdite aux chers toutous. Elle s’énerve et argue que de toute façon c’est parce que le domaine de Toinette, « il appartient au public », parce que dans le privé, son Chouchou il a pu renifler le lit de Diane …

Pour finir, vous ne pouvez manquer de raconter la visite avortée de Pan Pan… oui, oui, cette semaine, vous avez vu refuser l’entrée de t’cheu p’tit Louis à un … lapin !
A quand les tarifications pour les animaux ? Auront-ils une entrée spéciale ? Un jour réservé peut être ? Mais surtout reste à gérer la question des audioguides ???? Combien de langages ?

A bi’tôt t’cheu p’tit Louis, si, toutefois, d’ici là, je n’ai pas perdu la tête …

(j’en connais à qui c’est arrivé !)

lundi 30 juin 2008

Ce soir, c'est sûr, j’vais conclure chez p’tit Louis

Phrase mythique, issue des non moins mythiques Bronzés qui vous semble particulièrement adaptée à l’un de vos collègues.
Vous observez, joyeusement, ses multiples tentatives de conclusion auprès de la gente féminine et s’il a la chance d’être grand et chevelu, contrairement à Michel Blanc, il rame, rame, rame comme ce dernier…
Et pourtant, il en dépense de l’énergie. Il a tout tenté auprès des petites nouvelles embauchées, grand numéro de charme, toutes plumes lustrées et fièrement dressées, langue bien effilée car notre héros du jour est grand parleur ; rien n’y a fait !
Les jeunes recrues sont demeurées insensibles à ses charmes. Et pourtant des charmes il en a : un petit côté exotique, un brin-brun ténébreux, toujours bien habillé en parfaite adéquation avec le dress code, prévenant, tout sourire, ses conversations flirtant avec le sommet de l’état français … rien à faire. Pour les filles, il n’est qu’un coq mielleux et fielleux dont le sex appeal est plus proche de celui d’un chapon que de l’emblème français. Toutes ses invitations à des débats hauts perchés sont restées sans suite. Ce qui vaut à toutes une sorte de froideur qui contraste gravement avec la chaleur des débuts… l’été s’ra frais !
Alors, me direz-vous, il faut bien qu’il se console, ce qu’il fait environ 100 fois par jour auprès de toutes les séduisantes cocottes qui passent la grille de chez p’tit Louis.
En vendant ou en contrôlant les tickets d’entrée, soit en moins de 3 secondes chrono, il parvient à placer des compliments : « vous avez des yeux superbes mademoiselle, vous êtes américaine ? how are you ? you’re so lovely !, vous venez de quelle ville ?, quel sourire ! »… ces remarques se terminent parfois par un échange de numéro de téléphone, pendant lequel vous pouffez intérieurement. Mais de conclusion, point …
Et pourtant il y met du cœur allant jusqu’à dire à une jeune américaine d’à peine 20 ans qu’elle est « very sexy » sous prétexte qu’elle porte un tee-short avec cette inscription, certes un peu mal placée, mais de là à y voir un appel ?! Lorsque vous l’excusez auprès de la jeune fille, il enfonce le clou en lui demandant si elle recherche un homme !!! On croit rêver.
Et quand vous avez le malheur de lui faire remarquer qu’il fait le joli cœur, il est vexé comme un pou et vous renvoie dans vos pénates en vous faisant comprendre qu’être une TSE (trentenaire sans enfant) c’est anormal. D’ailleurs, si vous avez un problème (sous-entendu) dans votre couple, il veut bien se dévouer ! Vous notez rapidement le choix du verbe qui démontre que vous ne devez plus être très appétissante du haut de votre grand âge, et qu'en gros ce serait une corvée : ha c’est fin !!!
Votre grand âge ne vous empêche pas de vous faire draguer par les papis en goguette qui vous trouvent encore appét’, eux. Sans compter les automobilistes (notamment un en camionnette) qui fantasment sur les femmes qui pédalent et engagent la conversation au feu rouge souhaitant vous raccompagner, vélo dans le coffre, si vous êtes « crevée », halte ! on ne rêve plus cela relève définitivement du cauchemar ! Ajoutez que vous êtes en pantalon et en veste et que vous avez près de 31 ans, non mais ! Après le tee-short « quéquettes sous tension » vous pensez investir dans un nouveau petit haut : « casée depuis 13 ans, fidèle, bientôt 31 ans, alors n’y pense même pas ! »
Chez p’tit Louis, un haut lieu de la drague ? On peut y croire, il est évident qu’avec l’été et les étalages de chair qu’il entraîne, il peut être difficile de résister à la tentation de lisser ses plumes et de se pavaner.

A bi’tôt !

mercredi 18 juin 2008

Kech marra

Ouah … trois semaines (au moins) sans une ligne, je ne m’améliore pas !
En même temps, votre vie est par « trop » remplie : des moments de rigolade, des rencontres et des vacances marocaines fort sympathiques dans un riad des plus confortables.
Vacances durant lesquelles vous aviez décidé de ne rien faire ou presque : repos, lecture, balades et calme absolu : restent les 5 appels quotidiens à la prière que vous n’avez pu éviter. Croyez-le mais lors de votre retour vous avez trouvé les alentours nocturnes très « quiet », le Muezzin vous manquait presque !
Vacances durant lesquelles vous avez manqué périr écrasée 10 fois (par jour) soit par une mobylette, un scooter, une fiat, un vélo, et même une « charrette » tirée un … âne ?! Tous lancés à pleine vitesse dans la médina de Marrakech.
Vacances où vous avez fait provision d’odeurs : épices, pisse, sueur, bouffe, encens, mais peu du chouraï qui vous fait tant palpiter …
Vacances qui ont été l’occasion de découvertes culinaires : une nouvelle recette de pâte à tarte et une dégustation de tajin de dromadaire aux figues, bosse comprise, après achat sur le marché local et surtout après vérification de visu que l’animal avait bien était abattu le matin, pieds et tête traînant là. Amis des animaux passez votre chemin ; notre BB nationale aurait mis le feu au souk face aux têtes, pieds et peaux de mouton, de veau, de chameau éparpillées là, tandis que les chiens musardaient entre les étals.
Vacances durant lesquelles votre mari a finalement réalisé que votre phobie n’était curieusement pas la poussière, la caisse du chat, le lit défait, ses chaussettes qui traînent, le bureau en bazar, la moquette sale ou la vaisselle dans l’évier, mais bien : les SERPENTS. Il l’ignorait, mais à vous balader sous son bras mi-chialante mi-riante (mi-pissante, il faut l’avouer) sur la place centrale de Marrakech, il a vite compris qu’il tenait là un bon sujet de moquerie : les charmeurs de serpents ayant l’avantage de vous faire courir à l’autre bout de la ville rien qu’au son de leur petite flûte à bec ! Rien à envier que joueur de flûte de Hamelin : Taillons mes frères ! Il n’empêche cet air suffisait à vous faire dresser poils et cheveux ! Sans compter que certains « charmeurs » poussent le vice jusqu’à se promener avec leur petit animal favori à la main pour la photo ou le fun, ou pour vous terroriser tout simplement. Sans oublier quelques p’tits malins qui jouent avec leurs serpents en bois … l’occasion pour le Mattheus de bien se poiler !
Vacances que vous avez mises à profit pour fantasmer (le décor s’y prêtait, que diable !), mais dont vous ne parlerez pas ici car selon le dernier test paru dans Gracieuse, vous êtes sur la voie de super woman question sexe et votre animal totem est la vache sacrée et c’est écrit : vous ne parlez jamais cucul avec vos copines …
Vous avez d’ailleurs constaté que votre côté vachette fumette d’interville a quasiment disparu au profit de la vache sacrée placide lorsque il y a quelques nuits vous avez terminé votre nuit sur le canapé. C’est une autre histoire que vous narrez peut être au cours d’un épisode con-sacré (décidément !) à votre vie conjugale.

A bi’tôt t’cheu p’tit louis !

mercredi 21 mai 2008

Quéquettes sous tension

Malgré un temps mitigé et un peu frisquet, la bonne humeur règne quasi-sans nuages dans votre monde : bientôt la fin du mois (bling bling), l’été (soleil), un mariage (AL + E forever), une descente de gorges ardéchoises (au cours de laquelle vous êtes certaine de vous retrouver la tête sous l’eau : morte de trouille !), un week end bordelais (hip !), des anniv’… et peut être un concert de mika ?! Mais aussi bien d’autres surprises parmi lesquelles vous comptez déjà un Mattheus Pilettus en Lourdes (fille de madonna pour les non accros aux magazines people) avec toute la panoplie : perruque, mono sourcil, moustache et … jupette / chaussettes ! Les vacances à Marrakech (tajins, lectures, dodo, massages …) approchent.
Votre désormais célèbre bikini décompte les jours de tiroir qu’il lui reste tandis que vous comptez les heures de boulot effectives qu’il vous reste à arracher les tickets, biper les passeports, griffonner les billets, vendre, sourire et même rire avec le client (à défaut de ronchonner, crier) : 35 !
Enfin, rire surtout, car, c’est sûr, vous allez mettre 2 semaines à vous remettre du message subliminal fièrement arboré par le tee-short d'un British : en blanc sur noir tête de mort au milieu : Foufounes électriques !!! Il a ensuite fallu expliquer à votre collègue de naissance américaine ce qu’était une foufoune (petite pensée pour une autre expat'…), elle trouve ça mignon et vous demande si elle peut l’utiliser dans le langage courant comme pioupiou et zizi ?!
Il faut dire que la mode vestimentaire touristique prête à bien des fous-rires surtout (en toute objectivité, si, si vraiment) l’élégance venue de l’est : façon geisha tout de blanc vêtue. J’ai par ailleurs l’extrême plaisir de vous prévenir Mesdames et Mesdemoiselles que la robe en crochet (macramé ?!), à grands ou petits trous, fait son grand retour (si tant est qu’elle soit déjà apparue sur les podiums ?) et si possible fendue jusque la hanche, pour le plaisir de ces messieurs.
Il va falloir survivre à tout ça avant d’aller marchander dur une paire de tongs à Marrakech et vous remplir le bide de tajin aux amandes tout en surveillant la courbe délicate de l’estomac du Mattheus Pilletus se gonfler sous la pression des gâteaux au miel …
Auparavant c’est décidé, vous allez vous faire imprimer un tee-short Quéquettes sous tension en blanc sur turquoise, un rose Poupounes électriques … histoire de suivre la mode façon 69 : attention têtes à queue ! ou encore le très original La cigarette tue, la pipe détend …

jeudi 8 mai 2008

De sœur à frère

Il y a 23 ans aujourd’hui, un petit bout d’homme est entré dans votre vie. Vous l’avez réclamé à grands cris durant quelques années et enfin, du haut de vos 7 ans vous n’avez pu vous empêcher de clamer au monde entier que « ça y était maman attendait un bébé ». Vous alliez avoir un petit frère.Les progrès techniques étant de la partie, vous avez rapidement compris, votre mère et vous, au sourire de votre père que c’était bien un petit gars qui poussait là-dedans.
Vous lui faisiez des câlins, lui parliez par ventre interposé, c’était quelque chose !
Et puis, un mardi 7 mai, vous refusiez tout net de faire vos devoirs chez la voisine, prétextant que le lendemain, mercredi, vous auriez le temps de les faire avec maman. La voisine argua que si ça se trouvait le lendemain le bébé pourrait arriver et que votre maman ne pourrait pas s’occuper de vos devoirs. Devoirs faits, vous n’avait pas hésité à prendre prétexte de ce mercredi sans école pour inviter Mag, fille de la voisine, à dormir.
Quelle surprise le lendemain matin de voir arriver en robe de chambre, la maman de Mag. Bref moment de panique : où sont mes parents ?
Maman était partie «avoir le bébé ».
Vous avez joué toute la journée dehors, il faisait beau et chaud tandis que juchée à califourchon sur la barrière des voisins, vous guettiez la voiture de votre père.
Le soir, aucun pare-choc en vue, vous avez gagné le matelas déposé dans la chambre des parents de Mag (école le lendemain, donc pas de soirée pyjama à jouer à cochon pendu !).
Vous avez fermé les yeux, peu de temps, papa est entré, s’est agenouillé près de votre « lit », vous a embrassée et vous a dit « ça y est tu as un petit frère ».
Et le lendemain, de fanfaronner à la récré : « j’ai un petit frère ! ».
Le soir, visite à la clinique : ses mains étaient si petites ! Premiers câlins, premier bisou sur le front …
Dès lors, vous étiez 4, vous étiez la grande, et vous l’avez terrorisé ce petit « bébé », des claques il s’en est pris, répondant par des morsures, un vrai toutou, souvent en train de vous suivre. Vous en avez abusé, l’avait déguisé en fille, lui avez construit des maisons en lego, des tentes en paréo…vous lui avez aussi donné le biberon, torché les fessounes à l’occasion, appris quelques écarts de langage, rit de lui, de sa bouille quand il mangeait sa soupe au bib’ !
Et le bébé a grandit, est devenu un petit gars, et presque un homme … mais demeure votre petit frère et ça ne changera pas malgré ses grandes mains !
Vous l’avez toujours su, une sœur ça l’aurait pas fait, mais lui … c’était gagné d’avance : il vous faisait craquer.
Il a certes son caractère mais il a l’énorme avantage d’exister et vous appeler « ma sœur », vous vous sentez moins seule, pourtant votre mère a coutume de dire que vous êtes deux enfants uniques, compte tenu des 7 (longues) années qui vous séparent.
Mais vous le savez bien, il est aussi la part de vous qui a partagé des moments familiaux intenses, drôles, difficiles et qui font que vous serez toujours un frère et une sœur l’un pour l’autre.
La fraternité, un sentiment pas toujours aisé à décrire, à vivre mais qui comprend pas mal de complicité, du soutien, de la tendresse beaucoup, de l’amour, du don de soi, un côté protecteur (grande sœur petit frère, puis frère sœur …), du rire et bien sûr des engueulades car vous êtes vous et il est lui.
La fraternité c’est aussi la rencontre de deux (ou plusieurs) individus différents, cela fonctionne ou pas, il existe aussi des affinités dans les fratries, des atomes crochus qui se manifestent ou pas. Il n’empêche qu’être « deux » face aux vieux ne laisse que deux possibilités : s’entendre ou pas.
Ce qui est certain c’est que si la famille se trouve « amputée », boiteuse, boitillante, avoir un frère / sœur, ça aide, ça rapproche, on se sent seul d’accord avec sa peine, ses souvenirs, mais peut être, un tout petit peu moins abandonné …
Bon anniv’ mon frère !

Ta sœur

lundi 5 mai 2008

Le lundi au soleil ?!

Trois semaines sans post c’est fou ça, à croire que le temps s’est accéléré et que la planète sur laquelle nous vivons a joué à la toupie …
En attendant, je profite de mon lundi au soleil en commençant par un bon petit déj’ sur ma terrasse ensoleillée tout en pensant à ce WE de folie. Je dis bien folie car c’est qui règne dans le château de p’tit Louis depuis le 2 mai. Ce jour-là, des fous ont attendu jusqu’à trois heures « sous le soleil » pour voir the hall of mirrors !
Oui, oui, trois heures et franchement, je pensais qu’on faisait ça chez Mickey ou plus personnellement, pour U2, Robbie et les autres Jojo mais non, il faut se rendre à l’évidence, p’tit Louis a encore des fans. Preuve en est la bousculade du matin à l’ouverture des portes. Nous nous sommes trouvées ma collègue et moi sur leur passage juchées sur nos chaises, les bras moulinant l’air ambiant, qui n’était pas loin de saturer, et les doigts arrachant du ticket, les stylos autographiant à tour de main ! Pour vous donner une idée, il existe pas moins de 9 sortes de tickets servant de sésame-ouvre-toi, dont chacun est soit scanné, soit déchiré, soit raturé ! Je n’étais pas loin de me prendre pour une rock star n’eut été ma tenue si peu excentrique, façon veuve noire sicilienne ou pas loin, veste et jupe noire en talons plats.
Au bout d’une demi-heure de ce rythme, nous avons demandé grâce et le flot s’est trouvé quelque peu contenu par un agent de sécurité à l’entrée. Je vous dis : le concert de Johnny au stade ! Ils se poussent, se marchent dessus, se battent, c’est la foire d’empoigne ! Et nous de HURLER : « Doucement, on se calme ! On ne pousse pas ! Slow ! STOP ! STOP ! ». Ce qui me vaut de me faire traiter de crazy par une lady ! Un italien m'insultera en italien : rien compris mais le ton y était et une française me traitera de salope après le boulot, histoire de bien clore ma journée!
Cette bousculade n’empêche pas le français lambda et l’italien au français moyen de tenter une approche : « un autographe, c’est pour Francesco. Vous êtes parfaite … ha non en fait, vous êtes mariée ! », « vous avez de jolies lunettes », preuve que certains continuent de croire au proverbe chinois.
Enfin, la drague c’est gentil, ça ne mène à rien (je rassure le Mattheus s'il en était besoin … et pourtant il y a du beau mec !), et curieusement ça détend !
Face à cela, il y a les désagréables, les ronchons, les pas contents, les râleurs : maudits Français. Ils arrivent sans bonjour ou merci dans leur bagage, ils ont fait moins de route que les autres pour venir, ils n’ont donc pas besoin de grosse valise et les salutations d'usage, ils les laissent à la maison. Ils tendent leur ticket en maugréant et en vous dépassant jettent un : » c’est inadmissible, on a attendu une heure sous le soleil (ou variante : sous la pluie !), je vais écrire à Christine, c’est mal organisé ! ». Qu’il pleuve, neige, vente, chauffe, le Français râle. J’en suis une bonne illustration (mes amis ne me contrediront pas), donc je réponds quelquefois à leur ronchonnades. Au bout d'un moment, le putching ball crève, et ça donne des trucs un peu bizarres. A un monsieur qui râlait car c’était (soi-disant) la 5ème fois qu’on lui demandait son ticket d’entrée, et qui ne le trouvait évidemment pas, j’ai balancé qu’il était bon pour rester balayer après 18 heures, mais qu’il ne s’inquiète pas il ne serait pas seul, on en avait déjà 10 comme lui depuis le matin ! Le pire c’est qu’ils croient cette boutade durant quelques secondes, finissent par rire et ça va mieux : on se quitte en bons termes.
J’apprends beaucoup sur les relations humaines. Hier, postée à proximité de la cafèt’ et des toilettes, vérifiant que personne ne se glissait à l’intérieur du château sans billet (c’est un poste « stratégique » car il y a une porte qui donne sur l’extérieur entre la sortie du château et la voie qui mène aux cafèt/toilettes), j’ai compté, perfide, combien de personnes m’ont dit « bonjour ». Sachant que toutes les personnes, ayant une envie pressante, passaient devant moi pour rejoindre les lieux d’aisance (une touriste descendante de p’tit Louis m’ayant soumis cette expression, je m’empresse de la reprendre : tellement plus glamour !) dont la majorité demande, forcément, si « c’est bien par là les toilettes » ? Je vous rassure, ce petit jeu ne m’a pas pris trop de temps, et quand le soir fut venu, j’avais bien assez de mes dix doigts pour les compter ! La salutation la plus répandue étant la suivante : « toilettes ? », et merci mon chien !
Enfin, chaque jour, je repars avec ma besace remplie sur la bêtise humaine et la tête me tourne de tout ce flot ! Or, en enfourchant mon vélo, j'ai toujours ce regret, il manque des photos car le look de certains est sans demi-mesure.
Toopie en direct de chez p'tit Louis

dimanche 13 avril 2008

La vie de château

Ayant observé quelques crises de manque menant à la rébellion, l’inquiétude (en direct sur ma boîte mail ?!), je me vois contrainte en ce dimanche matin, (il est à peine 8 heures !!!) de m’atteler à la tâche pour combler certains estomacs gloutons; notez petits amis (qui êtes encore dans votre lit ?!) que le MDV va probablement se transformer en MDL pendant quelques semaines, le lundi étant mon jour de repos hebdomadaire …
Que ceux qui s’inquiètent de ma quasi-disparition de la planète cyber sachent que je vais bien. Mon retour à une vie plus normale est programmé dès demain : étudiante en révisions depuis hier et mes deux derniers manuscrits m’attendent pour cet après-midi (ou demain) : YES !
Fini les frustrés, dépressifs, et autres malades : misogynes, obsédés du vagin et autres extatiques prenant leur engin pour une trompe et persuadés que la mauvaise foi est typiquement féminine ?!. J’ai cependant une pensée amicale pour les mamies vénérant les chats faisant de ces félins des héros de romans (contredisant l’idée reçue selon laquelle la reine d’Angleterre n’aime pas les chats ?!), pour les grands voyageurs, pour les conteurs de nouvelles, pour les jeunes filles transies d’amour … A tous, merci pour ces moments de délire, de détente, de sourire. Bref, quelques bons souvenirs …
Il n’empêche, demain, je cours dans une librairie me jeter sur le dernier Xinran qui s'intitule Baguettes chinoises.
A présent, il est temps de passer à autre chose et, comme chacun sait, je mène la vie de château depuis près de deux semaines, j’ai d’ailleurs le plaisir de vous informer que mon cerveau ne se repose pas tant que cela car il doit engranger de multiples informations.
La première, et non des moindres, étant de donner en français et en anglais l’emplacement exact des toilettes à quelque lieu que je me trouve dans ce « palace ». Notez que Louis dans sa mégalomanie n’a jamais imaginé que sa maison serait tant visitée, il n’a jamais fait plancher Mansart sur des lieux d’aisance : à cette époque porteurs de seaux couraient en tous sens : floc, floc, floc … Je vous laisse imaginer le tableau ! Ainsi, chez p'tit Louis il n’existe que deux zones où le touriste peut baisser braguette ou relever jupette ! C’est peu, d’où des files d’attente quasi-interminables.
Que je vous rassure, les porteurs de seaux ont disparu, remplacés par une volée d’agents d’accueil, dont je suis, qui ne cessent d’indiquer, à toute heure, en toute place, bras tendus, poings levés, la direction des lieux communs. Je suis alors très heureuse de connaître suffisamment ce castle pour m’y repérer en moins de 5 secondes, (merci les copains de m’avoir traînée les dimanches de gratuité pour une visite plus ou moins guidée !), de maîtriser suffisamment d’anglais pour endiguer le flot très rapidement, en dégainant un rapide : « toilets ? downstairs, on your left ! », « toilettes en bas des escaliers à gauche ! » ou bien « tout droit, traversez la cour, tournez à droite et tout droit ! ».
Le hic n’étant pas mon niveau d’anglais, ni même mon niveau d’allemand, ou ma capacité d’expression en français, mais bien de distinguer ma gauche de ma droite. Tous mes proches le savent : la Toopie tourne, tourne, mais elle ne sait jamais dans quelle direction ! Je dois toujours me replacer derrière mon pupitre de CE1 et me dire rapidement « droite côté jardin et gauche côte mur », c’est terrible ! (Vous imaginez le stress le jour du permis ?)
Et il a bien fallu que ça arrive : « non mademoiselle, vous montrez la droite, par ici c’est la gauche ! ». Le temps de penser « Et vous, vous n’aviez qu’à prendre vos précautions, il n’est que 9 h, vous venez d’arriver et votre premier passage est pour les toilettes ??? P..... mon gars, t’es chez Louis là, pas chez Mickey !!! », d’afficher un sourire complètement niais et de me reprendre, il est déjà parti en courant vers la « vraie » droite !
Il y a ceux pour qui l’envie est pressante : ils se tortillent, courent, sautent, tressautent … c’est plutôt marrant à voir, surtout quand ils filent sans demander leur reste. A mon avis, ceux-là ont bien compris qu’ils ne sont pas chez Mickey et ont couru voir « the hall of mirrors » dès leur descente du bus. Reste une question : sont-ils arrivés à temps ? Je ne le saurai jamais ...
Je vous rassure rapidement je ne passe pas mon temps à indiquer les toilettes : la cafet’ est également très demandée !
D’ailleurs, il s’en passe des choses à la cafet’, c’est Hélène et les garçons, il y a de l’amour, de la jalousie et même de la bagarre et du sang : la semaine dernière, une jeune russe n’a pas hésité à nous jouer un remake de Freddy les griffes de la nuit ses ongles lacérant le visage de son ami, lequel a répliqué par une gifle cinglante ! Pourquoi tant de haine ? Nous ne le saurons jamais car les Russes ils ne parlent que … russe ! Et si je commence à me mettre au chinois, japonais (grâce aux films « cheche » dont se gave mon Mattheus), italien, espagnol, le russe je ne maîtrise pas encore … donc mystère !
C’était Toopie envoyé spécial en direct de chez p’tit Louis !

jeudi 27 mars 2008

Droit de réponse

Depuis quelques jours, mon cerveau mijote, cocotte en fonte, ébullition et ce qui doit arriver, arrive : débordements...
Plusieurs raisons à ce ras le bol, dont certaines sont bien anciennes et bien ancrées dans le plus profond de ma rancune tenace !
Plantons le décor : dans 5 jours je vais commencer un boulot à la résidence grandiose que tout le monde connaît… et depuis que la nouvelle se répand mes oreilles résonnent de petites phrases assez révélatrices : « ah, tu as trouvé, bon ça va, tu as pas mis trop longtemps, et qu’est-ce que tu vas faire exactement, va falloir y aller maintenant, tu vas prendre un rythme, c’est bientôt, il faut se roder, tu vas voir, il faudra te lever tôt, tu vas avoir un patron, tu vas travailler en équipe, il va falloir que le Mattheus change ses habitudes, tu vas pas pouvoir continuer de tout faire pour que ton appart’ soit Bree-iesque, c’est fini tout cela, le mattheus va devoir faire à manger, le ménage, s'assumer, quels sont tes horaires ? tu y vas en vélo ? et s’il pleut tu prends le bus ? à quelle heure tu prends mardi ? mais tu vas voir ça va te changer, c’est fini les vacances … »
J'en oublie sûrement, mais munie de ce panel, j'ai décidé de répondre à toutes ces personnes dont certaines se disent de mes amis, d’autres faisant partie de ma famille et je ne peux les renier.
A tous ceux qui pensent que je n'ai jamais rien fait d’autre que rester assise sur mon steack devant un clavier, sachez que j'ai bossé (sans négliger mes études) à 18 ans et 3 mois dans un journal local, quelque peu pistonnée par un membre de ma famille haut-placé dans le-dit canard, ce qui causera ma perte! Premier jour, explication du topo par une femme charmante qui ne m'adressera ensuite plus jamais la parole, d’ailleurs, je serais devenue transparente, inexistante, insignifiante : jamais à la pause café invitée, bannie pour toujours je resterai, ayant le tort de porter le même nom de famille que le grand-chef de l’atelier. Pourtant fidèle au poste je serai les week end, les vacances et l’été sans jamais démériter, trahir l’équipe ou cracher dessus, restant toujours dans mon coin, subissant même les compliments/avances d'un pauvre lourd-dingue (plutôt malsain). De cette expérience, je retiendrai que le monde du travail n’a rien à envier à l’école maternelle, où tous les enfants sont méchants et se liguent contre le petit mouton noir aux dents de travers… je noterai aussi que les femmes sont des teignes et qu’un trois-pièces cuisine suffit à les calmer et même à les dompter… j'entends les féministes hurler, bah non, j'enfonce le clou en affirmant que depuis j'ai une préférence pour les ambiances masculines. Et surtout, j'ai décidé que le monde du travail m'attendrait un peu …
Par la suite, je trouverai mon intérêt dans ce boulot, financier d’abord en gâtant mon Mattheus, mais aussi par sa proximité avec la tanière de ce dernier, ce qui me permettait de courir à la pause l'embrasser : à quelque chose malheur est bon, être un vilain petit canard noir permet des incartades savoureuses … oui, oui.
Plusieurs membres de mon entourage essaient de me mettre en garde et de me préparer à un choc psychologique, le plus dur, selon eux, sera de me lever le matin : je tiens à les rassurer (et, également, les remercier de leur sollicitude) : cela fait longtemps que je me lève comme le Mattheus (qui bosse lui, on sait !), des années sans grasses matinées (ou alors exceptionnelles, le WE!). Ok, j'avoue avoir craqué de temps à autre pour une sieste éclair, mais parce que je n'avais pas bien dormi les nuits précédentes (je dis bien LES nuits !).
Parce qu’une thèse ça s’écrit dans un lit peut être ? et les recherches ça se fait depuis le fond de la couette ? nan, mais je vous le demande un peu, ils croient quoi ? Que mes 1400 pages se sont écrites toutes seules ? Savent-ils quelle pression cela représente de penser tout le temps à son sujet ? Parce que les vacances c’est bien joli mais mon esprit n’en a pas eu depuis l’été 2001 ! Alors, allez-y mes jolis ! Pendant 7 ans partez en vacances avec vos bagages plein de livres, révisions, recherches, organisations, plan, pages à relire, à vous demander si vous allez voir le bout de ce tunnel ?
Pour tous ceux qui pourraient penser qu’une thèse est une sinécure, je leur dit d’essayer, juste essayer et on en reparlera. Les 35 heures, les 39, les 40 ? Connais pas … une thèse c’est le matin, le soir, le midi, au goûter, au resto, en vacances, à la plage, durant les insomnies, en train de nager, aux courses, avec les copains … une thèse c’est une obsession, vous dormez avec, vous allez pisser, crotter, chercher le pain avec, ça ne vous lâche pas : jamais ! C'est un mariage en CDD peut être ? Encore que je me pose la question depuis quelques jours ...
Pour ce qui est du patron, je n’en ai pas eu, c’est pas faute de l’avoir secoué, et je pose la question : c’est pas stressant de tout décider seule quand vous n’avez aucun appui, aucune stratégie, aucun rempart, aucune directive … réfléchissez bien ?! Se mettre la pression seule c’est hyper sympa ! Cela forge le caractère c’est tout, car il faut bien en retirer du positif.
A ceux qui pensent que j'abuse de la société et qui estiment que je vis grâce à leurs impôts (tout en me demandant perfidement si j'ai demandé le RMI?!), et donc leur travail, qu’ils se réjouissent, j'accompagnerai leur retraite en bossant jusqu’à 75 ans, quand ils seront au soleil à siroter un petit jus, le cul dans leur transat, sous l'auvent de leur camping-car, près de la Méditerranée ! Mais je m'emporte et on va bientôt me jeter des pierres, me dire que je me prends pour je ne sais qui … oh, allez juste une vacherie/vérité pour la route : parce qu’ils croient vraiment qu’ils l’auront leur retraite si durement gagnée ??? hahahaha …
En attendant, qu’ils comprennent bien que j'ai abusé de mon mari pendant 2 ans et demi et que c’est notre couple que ça regarde, POINT !
Et à ceux qui seraient un petit peu jaloux, (j'en soupçonne quelques-uns) rien ne les empêche de reprendre leurs études, j'en connais qui le font (oui, je suis fière de toi, moi!) ou vont le faire, y’a pas d’âge pour ça ! ENJOY !
Ma thèse c’était mon choix, j'ai respecté le vôtre d’aller bosser, respectez le mien d’en avoir bavé … en silence, ou presque, par pitié pour vos oreilles, souvent bouchées ...

vendredi 21 mars 2008

30 ans dans la vie d'une jeune femme

Aux dires de certains la trentaine est la décennie où la femme est magnifiée; femme-femme consciente de ses atouts (et de ses défauts), femme maîtresse ou maîtresse-femme, femme-maman bien souvent dans notre société où les bébés se font « tard » entre 28 et 64 ans (sic!). C’est dire l’entraînement olympique qu’il faut aujourd’hui pour « concevoir » ! Enfin, le plus dur c’est de passer au travers des questionnements sans fin à ce sujet (les tests foisonnent dans Marie-Chantal et Si on jouait au papa et à la maman ? : quelle maman serez-vous ? Vampire ? Tendresse ? Gâteau ?, d'où les interrogations des femmes en âge de procréer : quel père sera mon conjoint ? est-il prêt ?, bref tout un tissu de blabla largement complété par Lorsque bébé arrive de je ne sais quelle clinicienne pédo-psy-neuro-blabla ! Comme si le cerveau féminin ne travaillait pas assez tout seul sans que tout le monde s'y mette ?!
Mais la question qui vous occupe aujourd’hui c’est uniquement la fonte de votre graisse hivernale (sans lien avec le réchauffement climatique) avant de sauter dans votre bikini vert.
D’ailleurs, la une de Marie-Chantal de ce mois-ci ne fait pas d’erreur en proposant des régimes au choix : moins 3, moins 5 ou moins 9 kg avant le maillot ! Mars, il est temps de s’y mettre ! Et cette année vous accordez un peu de foi (oh ! un petit peu) à cette fichue pimbêche et ses conseils de femme active-superficielle qui ne doit pas dormir la nuit compte tenu du temps qu’elle passe soir et matin dans sa salle de bain, à essayer crème de nuit, de jour, démaquillant, raffermissant (une minute de massage au moins sur chaque partie du corps), crème pour le cou, le buste, les seins, les hanches, les fesses, savon intime, exfoliant, bain moussant, sels, vernis, maquillage, fond de teint, blush…et bien sûr vernis à ongles spécial tongs turquoises de l'été !!!
Et puis, à 30 ans s’est bien connu, la gravité commence à faire sa loi, vous le voyez bien : vos yeux sont encore ceux de vos 20 ans !
Avouez-le, votre âge vous pèse lorsque votre homme vous lâche un midi : « tu ne t’es pas maquillée ce matin ! ». Prise de conscience totale et directe: à l’heure actuelle le maquillage vous magnifie bientôt, il cachera la misère, la différence est infime mais elle existe bien !
S’ensuit une séance shopping, nouvelle collection oblige, le printemps arrivant petites tenues suivent, et là l’homme note que cet ensemble vous va très bien mais que vos biceps sont un peu gélatineux. Vous n’avez jamais aimé vos bras, mais là cela confirme votre opinion (la même que votre mère vous serine depuis bien des années) : « les hauts de bras c’est quand même pas très joli à partir d’un certain moment. Et les débardeurs il faut les fuir comme la peste pour leur préférer un top avec un p’tit bout de manche » qui cachera le début de la décrépitude de votre peau pourtant crémée chaque matin et presque aussi douce que lorsque vous aviez 6 mois !
Vous savez que vous avez 30 ans quand le chanteur de soupe du métro vous émeut en chantant de vieux tubes ringards et italiens de surcroit qui ont dû marquer la jeunesse de vos parents et la trentaine de votre grand-mère !
Vous comprenez que vous avez presque atteint le sommet du laisser-aller lorsque votre mari acquiesce à grands hoquets quand vous dites que vous irez au boulot en vélo ! Notons que 5 kilomètres chaque jour c’est loin d’être le Paris-Roubaix, et pourtant vous les aurez vos pavés : 200 mètres environ pour rejoindre votre lieu de villégiature ! Ah ! Ce penchant des services de voirie pour le côté authentique ville de province du début du XXème siècle !
Vous pouvez être certaine d’avoir 30 ans (et plus ?!) lorsque la nuit vous vous rêvez élue Miss Camping ; vous voyez ceindre l’écharpe, lever la coupe représentant une sirène, embrasser Franck Duboscq, avant de vous réveillez presque déçue que ce ne soit qu'un rêve ! 10 ans plus tôt vous trouver en maillot de bain face à un jury de campeurs aurait été catalogué CAUCHEMAR et non REVE …
Enfin, vous notez que votre époux a une fâcheuse tendance à complimenter vos copines trentanaires ! Vous êtes bien contente pour elles, sachant combien il est avare de compliments, il ne leur énonce que des vérités … mais le cœur vous pince quand vous essayez de vous souvenir (vainement) de la dernière fois où il vous a fait une gentille remarque, que vous pourriez accessoirement qualifier de compliment …
Allons, ce n’est pas un abonnement à Marie –Chantal qu’il vous faut mais bien une petite cure de jouvence et surtout que votre homme vienne vous compter un petit peu fleurette, en dehors du « tu sais bien que c’est toi que j’aime » qui se veut rassurant … mais bon tout n’est pas perdu, il y a quelques jours, un inconnu ne vous a-t-il pas trouvée « très charmante » ?!
Vous entendez bien en profiter en attendant le « t’as d’beaux restes » qui va venir dans quelques 20 ans !

Ps : j’oubliai : joyeuses pâques ! Faites le plein de magnésium … pour votre bonne conscience !

jeudi 13 mars 2008

Deux ...

Argh ! Quand je vois la date de mon dernier post, je me sens un peu honteuse …
Et encore le pire est à venir, oui ! oui !
Quelles sont mes bonnes excuses ?
J’en ai deux … boulots (!), enfin, pas encore mais j'en aurai deux pendant quelques jours ...
J’ai commencé un stage de lectrice qui m’occupe pas mal et m’amuse aussi, il faut bien l’avouer. Certes, mes lectures d’hypothétiques futurs best-sellers pourraient donner lieu à des post délirants mais, vous l’avez remarqué, je m’abstiens, en employée consciencieuse d’une part, et d’autre part pour ne pas froisser l’ego (surdimensionné bien souvent) d’auteurs persuadés d’exceller dans leur art (à noircir du papier). Je me permettrai seulement trois remarques :
d'abord, l’orthographe laisse souvent à désirer (mais qu’ont-ils appris à l’école tous ?! l'accord avec l'auxiliaire avoir se fait toujours avoir, les guillemets n'existent plus, la ponctuation s'est échappée pour visiter le zoo de Vincennes)
Ensuite, je prend note de l’imagination sans limite de la population française souvent mâtinée de Da Vinci Code, de preux chevaliers et de damoiselles à sauver quand ce ne sont pas des envies de suicide ou de meurtre. Par dessus tout, j'aime toutes ces histoires rêvées par leurs héros, c'est tellement plus simple comme fin : "elle s'éveilla et prit conscience que tout ceci n'était qu'un rêve!" Alors là ça me fout en l'air, ok, je ne lis pas pour l'histoire mais quand je vois que "tout ça" ne tient qu'à un rêve, je sens le cauchemar arriver! Et je ne vous parle pas de romans d’épouvante, épouvantablement … drôles !
Quant à toutes ces midinettes pour lesquelles l’écriture est une forme de thérapie, je remercie sincèrement leur psy qui leur a enjoint cette thérapie, peu chère et surtout reposante pour ses oreilles, sans danger pour son canapé et qui lui permet d’économiser sa réserve de tire-jus en papier !
Et mon deuxième boulot, me demanderez-vous ?
Celui-là devrait pouvoir donner lieu à des posts de "haute-densité" : moi, qui aime croquer le portrait des gens que je croise, je vais être servie pendant quelques mois !
Ayant dégoté un CDD de 6 mois dans la demeure de rêve du Grand Louis, non pour me mirer dans ces célèbres miroirs, ni pour m’y déguiser robe à paniers et mouche au coin de la bouche, mais pour accueillir les touristes fraîchement débarqués en quête de grandeur et de soleil !
De quoi, assurer mon indépendance financière, remettre mon mattheus pilletus aux fourneaux et par conséquent nous gaver de salades (mon mari étant champion toute catégorie de la salade composée) car il ne sait pas faire une tarte, même la pâte Merguez-magique, genre : "tu mets de l'eau dedans ?" alors qu'il me voit faire depuis 11 ans.
Ce boulot va me sortir de mon trou (à vélo) et me faire voir du monde ! Deux souhaits qui devraient être promptement exaucés : pour en voir, je vais en voir du monde et je sens bien que mon côté ourse se réveillera lors de mes WE sans travail !
Il n’empêche cet emploi me fait doucement rigoler, si vous saviez comme, petite fille, j’en ai rêvé de ce palace … y travailler relève presque d’un vieux délire issu de l’intérêt passionné d’une gamine pour les nobles qui perdent la boule tandis que je perdais la mienne pour Alain Decaux. Homme pour lequel mon admiration a culminé lors d'une visite dakaroise au cours de laquelle j'ai entonné (en compagnie de quelques camarades heureusement pour les oreilles de mon admiré mais aussi de mes voisins) pour ce grand môssieur un chant, pour le moins révolutionnaire La victoire en chantant, et dont je n'ai oublié aucune parole depuis ...
(que ceux qui m'ont déjà entendue chanter lèvent le doigt ?!)
Enfin, je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, Toopie en ce temps là était une enfant effacée, passionnée de livres et d’aventures « en rêve » ! Bref, c’était avant que j’aie la révélation de ma vie : arsenal quand tu m’as tenue, on s'est reconnus …
Bref, je ne pense pas me gêner pour vous parler des énergumènos-touristicas que je risque de croiser, qui vont me faire trépigner, ronchonner, râler, criser et rire au bout du compte !
Reste à résister à la tentation de ne pas revêtir mon costume de « sœur sourire », si célèbre dans mon entourage familial et que mes amis ne connaissent pas véritablement, qu'ils en soient préservés et en restent à leur idée de Toopie râleuse es-pro !
Simplement, le chef du lieu culte recommandant à tous la possession d’un carnet, visant à contenir toutes informations utiles pour ne pas se trouver démunis quand le touriste fut venu, je puis vous assurer que mon carnet risque de devenir une fourmilière … enfin, je l’espère !

samedi 16 février 2008

CANNELES !

Il fait beau mais frisquet et venteux, une petite recette pour réchauffer vos estomacs ce WE !
Vive les cannelés ... miam !
Ingrédients pour 25 gros ou 50 petits
1 litre de lait entier
2 oeufs + 6 jaunes ou uniquement 8 jaunes s'ils gonflent trop)
3 gousses de vanille
300 g farine type 45
80 grammes de beurre + 30 pour les moules (ou bombe à graisse)
10 cl de vieux rhum brun agricole
500 g de sucre glace (on peut aussi mettre du roux)
et l'inévitable pincée de sel ...
Préparation :
1er jour :
-mettez le beurre à fondre doucement dans le lait
-battez les oeufs entiers avec les jaunes et les graines de vanille jusqu'à ce qu'ils soient parfaitement homogènes mais sans les faire mousser
-ajoutez ensuite peu à peu le lait pas trop chaud
-dans une terrine, mélangez la farine tamisée avec le sucre en poudre et le sel, puis délayez les peu à peu en remuant avec une cuillère en bois ou un fouet, avec le mélange lait/oeufs tiède.
-terminez la pâte à cannelés en incorporant le rhum
-passez la pâte au travers d'un tamis et versez-là dans un récipient hermétique
-entreposez-la au réfrigérateur jusqu'au lendemain
2ème jour (voire 3,4,5, 6 ème jour)
-préchauffez le four 180° /200°
-graissez généreusement 12 moules à cannelés (certains préfèrent la bombe à graisse), puis placez-les au freezer pendant une dizaine de minutes pour figer la couche de graisse.
-remuez à nouveau la pâte pour l'homogénéiser parfaitement, puis répartissez-la dans les moules en ayant soin de ne pas les remplir complètement (3/4 du moule)
-disposez les moules sur une plaque et laissez cuire 50' pour des moules de 3,5 cm, une heure pour des 4,5 cm et 1h10 pour des 5,5 cm (attention ce ne sont que des temps moyens)
A mi-cuisson, retournez la plaque du four pour que les moules du fond se retrouvent devant et inversement, ceci afin d'assurer une cuisson uniforme. Ne vous inquiétez pas de leur couleur très brune, c'est ainsi qu'ils doivent être. Vérifiez la cuisson : une aiguille à tricoter doit ressortir sèche. Démoulez les cannelés dès leur sortie du four sur une grille à pâtisserie et laissez-les refroidir complètement.
Ils se dégustent à température ambiante dans l'heure ou dans la journée si possible (et c'est possible!) et ne se conservent pas : le lendemain, leur croûte n'est plus croustillante et leur intérêt s'est amenuisé !
Bon app' !

vendredi 8 février 2008

Boulettes en série

Les boulettes …Vous savez ces petites gaffes que l’on fait régulièrement et dont la gravité croît au fur et à mesure que nous grandissons en âge … en vieillissant, on en fait moins, peut être, mais elles sont d’autant plus grosses !
Vous avez commencé une carrière de reine de la boulette façon Fifi Brin d’acier en couette et frimousse tachée de son, en déclarant tout de go dans le salon de coiffure de maman que « la dame là, regarde maman ! Elle a vraiment des gros seins ?! ouah ! t’as vu, hein ? maman ! » en pointant les deux coupables d’un index à la fois accusateur et impressionné (gaffe dont le destin, souvent hilare, vous punit quelque 12 ans plus tard en vous dotant à votre tour de 2 « proéminences» !).
Vous poursuivez votre apprentissage de boulette-woman, ado aux cheveux gras trimbalant toujours vos taches de rousseur, en déclarant à une tante, dont l’un des aïeux vient de mourir d’une longue maladie et dont l’entourage pensait qu’il était temps que le calvaire (de la victime et de la famille) prenne fin, qu’en gros les proches pensaient tous « vivement qu’elle crève la vieille » ! C’est curieux, mais à 13 ans les boulettes passent moins bien qu’à 3 ans : sursauts et hoquets de l’assemblée familiale et, plus tard dans la journée, remarque sans appel du chef de famille : « tu m’as fait honte ». Une honte qui vous suit encore 17 ans plus tard et ne vous lâche plus … et pourtant, vous n’êtes pas encore vaccinée : des boulettes vous en faites encore, moins peut être car vous réfléchissez davantage avant de l’ouvrir, mais quand même …
Cependant, il existe des gaffes de la vie de tous les jours parfois poilantes ! Invitée à une soirée raclette Pauv’coline chez une connaissance, vous rêvassez et ne suivez la conversation que de loin. Conversation qui tourne autour de la grande qualité du fromage à raclette Pauv’coline que vous avez dans votre assiette (mais vous ignorez ce dernier « détail » car vous rêvez et votre esprit n’a pas retenu cette information capitale !). Quand, réveillée et attentive, le cheveu brillant et le minois toujours couvert d’éphélides, vous affirmez que cette marque de fromage est « dégueulasse », en français dans le texte et que seule la fromagerie locale fait du bon fromage à raclette ! Regard un tiers décontenancé, un tiers furibond et un bon tiers hilare de votre mattheus pilletus, tandis que, pauvre innocente, vous continuez d’avaler votre portion sans comprendre ce qui arrive à votre homme tout en vous promettant de le lui demander à la première occasion, en toute discrétion … Mais le mattheus pilletus ne vous en laisse pas le temps et vous révèle toute la rondeur de votre boulette une fois la digestion bien entamée et dans l’intimité de la voiture, sur le chemin du retour !!!
Il existe pourtant des boulettes délicieuses, croyez-en la reine des boulettes !

Les boulettes croquantes à la mozzarella
6 personnes
500 g de riz rond cuit
25 g amandes hachées
2 œufs
25 g parmesan râpé
75 g mozzarella (pain)
1 c à s ciboulette ciselée
chapelure dans un plat (au pif, ajouter quand il y en a plus)
farine dans un plat (idem)
huile arachide
sel / poivre
Mélanger le riz, 2 œufs, la ciboulette, le jambon, le parmesan et les amandes hachées. Bien assaisonner.
Former à la main 18 boulettes, y faire un trou du bout du doigt et y glisser un morceau de mozzarella. Refermer les boulettes et leur donner une forme sphérique. Pour tout ça vous pouvez embaucher votre conjoint, votre enfant ... la patrouille : ils aiment !
Battre l’œuf en omelette avec 2 c à s d’huile, bien assaisonner.
Rouler les boulettes dans la farine, puis dans l’œuf battu et dans la chapelure.
Chauffer la friture et y plonger les boulettes, les cuire bien blondes et croustillantes, pour avoir des croquettes ! Les éponger sur du papier absorbant (sopalin tout simplement).
Comme accompagnement mélanger 25 cl crème liquide, piment en poudre, concentré de tomates (mixer). Goûter l’assaisonnement.
Variez les plaisirs en essayant d’autres ingrédients dans les boulettes et la sauce !

HAPPY FACE et Bon WE !